L’Expression – Le Quotidien – Les véritables raisons d’une absence

Les véritables raisons d'une absence

MOHAMMED VI N’IRA PAS À ADDIS-ABBEBA LE 31 JANVIER PROCHAIN

Un autre scénario, bien moins brillant, a été monté pour faire oublier la poltronnerie du roi.

Les deux députés français qui avaient réalisé un rapport sur les trois pays du Maghreb ont sorti une «info» de première main. Le roi du Maroc est atteint d’une maladie à évolution lente. Ce n’est pas un «secret» divulgué contre la volonté de Mohammed VI, bien au contraire. Cette «révélation» est surtout destinée à maquiller la poltronnerie du monarque face à une périlleuse mission qu’il s’est donnée avant de se raviser. On se souvient en effet que le gouvernement marocain avait annoncé une tournée royale au Sud Soudan, au Ghana, en Zambie et en Ethiopie. L’idée de l’équipe de communication du roi consistait à créer un effet «boule de neige» avec une apothéose à Addis-Abebba où Mohammed VI serait reçu en star par une majorité de pays au Sommet africain, devant étudier la demande d’intégration du Maroc à l’Union africaine. Ce «beau» scénario quasi hollywoodien n’aura pas lieu, en raison de son annulation pure et simple. Il est remplacé par un autre scénario, bien moins brillant, mais destiné à faire oublier la poltronnerie. «On va dire que le roi est malade», développent les communicateurs du palais. Ces derniers ne sont pas des amateurs, puisqu’ils le font dire par des députés français, tout ce qu’il y a de plus «crédibles» dans le cadre d’une mission «très sérieuse» sur l’état du Maghreb. On aura donc appris que le roi est malade et en raison de son état de santé, il a reporté à une date ultérieure sa tournée en Afrique. Il ne sera certainement pas présent dans la capitale éthiopienne le jour de la tenue du Sommet de l’Union africaine. La candidature du royaume sera défendue par un haut fonctionnaire des Affaires étrangères de son pays. Cela réduit, de fait, l’impact politico-médiatique de cette démarche, mais rappelle néanmoins qu’au plan diplomatique, l’absence du roi à Addis-Abbeba est un aveu d’échec d’une démarche qui n’avait d’ailleurs que très peu de chance d’aboutir. Le roi Mohammed VI qui nous a habitués à ses sorties d’«adolescent», en ajoute une à son tableau.

Origen: L’Expression – Le Quotidien – Les véritables raisons d’une absence

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