EUCOCO 2025 : Paris, théâtre de la solidarité sahraouie, malgré Macron et ses compromissions !

Les 28 et 29 novembre 2025, Paris accueillera la 49ᵉ Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO).

Ce rendez-vous annuel, véritable boussole du mouvement international solidaire avec le Sahara occidental, prend cette année une résonance particulière : il s’agit de répondre aux trahisons des puissants et de rappeler, face aux reniements, l’inébranlable droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance.

Car pendant que la société civile européenne, des juristes, des experts et des militants venus du monde entier se rassembleront pour défendre la cause sahraouie, l’Élysée s’enfonce dans une posture honteuse.

En suivant la voie déjà balisée par Donald Trump, Emmanuel Macron a franchi un pas de plus dans la soumission, en reconnaissant unilatéralement – et en violation flagrante du droit international – la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Ce geste, applaudi par Rabat et l’entité israélienne, ne fait que confirmer la duplicité et le néocolonialisme assumé de la présidence française.

Face à cela, EUCOCO sera plus qu’une conférence : ce sera un acte politique fort, un contre-pouvoir moral et militant. Dans les murs du Sénat puis à la Bourse du travail, la France des consciences libres répondra à la France officielle des compromissions.

La conférence dénoncera avec force cette alliance malsaine Paris-Rabat-Tel-Aviv, qui piétine les résolutions onusiennes et bafoue le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Au-delà des débats, il s’agira d’affirmer les fondements immuables du droit : la lutte sahraouie, portée par le Front Polisario, est une lutte légitime et juste, tout comme l’a été la guerre de libération nationale algérienne. Les mêmes principes, les mêmes sacrifices, la même dignité. EUCOCO rappellera que la mémoire des peuples n’oublie jamais les trahisons, mais qu’elle magnifie toujours les résistances.

Et pendant que Macron parade sur la scène internationale avec ses grands mots vides, cette conférence incarnera, elle, la parole vivante des peuples solidaires. Ceux qui refusent la résignation.

Ceux qui refusent qu’un peuple soit sacrifié sur l’autel des intérêts économiques et des petits calculs diplomatiques.

Le 29 novembre, la place de la République sera le point d’orgue : un rassemblement populaire où l’écho du Sahara libre se mêlera à celui de la Palestine, deux causes sœurs, deux combats indissociables contre l’occupation et la domination coloniale.

À Paris, en novembre, ce ne sont pas les discours d’un président défaillant qui feront date, mais bien l’élan irrépressible d’une solidarité internationale qui, contre vents et marées, maintient vivante la flamme de la liberté sahraouie.

Mehdi Ghayeb