AFAPREDESA dénonce la résolution 2797 du Conseil de sécurité et alerte sur le silence complice de l’ONU face aux violations des droits humains au Sahara occidental

AFAPREDESA dénonce la résolution 2797 du Conseil de sécurité et alerte sur le silence complice de l’ONU face aux violations des droits humains au Sahara occidental

Par la Plateforme de solidarité avec le peuple sahraoui

L’Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis, mieux connue sous le sigle AFAPREDESA, a publié un communiqué accablant suite à l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui renouvelle pour un an le mandat de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental). Dans son texte, l’organisation sahraouie s’indigne que cette mission demeure la seule de toutes les opérations de maintien de la paix de l’ONU à ne pas inclure de mécanisme de surveillance des droits humains — un vide qui, selon elle, constitue « une décision politique, et non un simple oubli technique ». AFAPREDESA dénonce un silence institutionnel qui légitime, depuis un demi-siècle, les violations systématiques perpétrées par le régime marocain dans les territoires occupés.

Fondée en 1989, AFAPREDESA est la principale organisation sahraouie de défense des droits humains, spécialisée dans la documentation des disparitions forcées, des détentions arbitraires et des atteintes aux libertés civiles dans les zones occupées du Sahara occidental. Ses archives, reconnues par des instances internationales comme le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et Amnesty International, recensent des centaines de cas non résolus de Sahraouis portés disparus, victimes de répression, de torture ou de procès iniques. Malgré les intimidations, l’organisation continue de réclamer transparence, justice et réparation pour les familles concernées — tout en plaidant pour un référendum libre et contraignant sur le statut final du territoire.

L’appel d’AFAPREDESA rappelle avec force que le conflit du Sahara occidental n’est pas seulement une question diplomatique ou géopolitique, mais une crise profonde de droits humains. Dans les villes comme El-Ayoun, Dakhla ou Smara, sévissent encore arrestations arbitraires, interdictions de manifestations et tortures en détention — documentées par des observateurs indépendants malgré les obstacles imposés par Rabat. En ignorant ces réalités et en prorogeant une mission amputée de tout mécanisme de suivi des violations, le Conseil de sécurité court le risque de normaliser la répression, au détriment de la paix durable qu’il prétend favoriser.

L’exigence d’AFAPREDESA est claire : élargir immédiatement le mandat de la MINURSO, ouvrir les territoires occupés aux observateurs internationaux et libérer les prisonniers politiques sahraouis. Tant que le droit à l’autodétermination et à la dignité du peuple sahraoui sera bafoué, il ne saurait y avoir de solution « juste et durable ». Plus qu’un simple appel, il s’agit d’un avertissement adressé aux Nations Unies : l’Histoire jugera ceux qui auront fermé les yeux sur un demi-siècle d’injustice.


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