Christopher Ross met en garde contre une solution imposée au Sahara occidental

Christopher Ross met en garde contre une solution imposée au Sahara occidental

Par Victoria G. Corera – Plateforme « NO TE OLVIDES DEL SAHARA OCCIDENTAL »

Une nouvelle analyse de l’ancien envoyé personnel des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross, remet en lumière les difficultés qui entourent la relance du processus diplomatique autour du conflit sahraoui. Dans une contribution consacrée aux négociations en cours, le diplomate américain appelle à la prudence face aux tentatives d’accélérer la recherche d’un accord politique.

Ross estime que la reprise de discussions entre les différentes parties peut représenter une évolution positive après plusieurs années de paralysie. Cependant, il met en garde contre le risque d’un « passage en force », c’est-à-dire l’imposition d’un accord qui ne bénéficierait pas du consentement du peuple sahraoui. Une telle solution, prévient-il, pourrait conduire à une nouvelle impasse politique et à une instabilité durable.

L’ancien médiateur rappelle que la confrontation entre deux approches reste au cœur du blocage : d’un côté, la proposition d’autonomie défendue par le Maroc ; de l’autre, l’exigence d’un processus d’autodétermination soutenue par le Front Polisario. Pour Ross, toute solution politique qui ne serait pas validée par la population sahraouie risquerait d’être contestée et difficilement applicable.

Le diplomate américain se montre également sceptique quant au calendrier évoqué par l’administration américaine, qui souhaiterait parvenir à un accord-cadre dans les prochains mois. Selon lui, les divergences fondamentales entre les parties ne peuvent être surmontées sans garanties internationales solides et sans un mécanisme permettant d’assurer la légitimité populaire d’un éventuel accord.

Dans cette perspective, Ross souligne que l’approbation des Sahraouis eux-mêmes demeure un élément essentiel. Qu’ils vivent dans les territoires sous administration marocaine, dans les camps de réfugiés ou dans la diaspora, leur consentement reste indispensable pour garantir la stabilité d’une solution politique.

Comme l’ancien envoyé de l’ONU l’avait déjà souligné dans d’autres analyses récentes, la relance des discussions peut représenter une opportunité diplomatique. Mais elle ne pourra produire de résultats durables que si la question centrale du conflit — le droit du peuple sahraoui à décider de son avenir — est réellement prise en compte.

👉 Cette analyse complète les réflexions publiées récemment sur la nouvelle phase diplomatique ouverte autour du Sahara occidental et sur les effets de la résolution 2797 du Conseil de sécurité.

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