De Rome, Mourad Rouighi – Nous vivons une époque où les contraintes du droit sont aisément contournées et le fait accompli semble se banaliser, faisant jubiler de joie pays et entités ayant construit leur bonheur sur le malheur des autres.
Face à ce déferlement propre à la loi de la jungle, nombre d’associations de pays proches et lointains veillent coûte que coûte, à pérenniser le droit des peuples à résister à l’occupation et en défense de leurs droits nationaux.
Les questions palestinienne et sahraouie sont le reflet le plus éclatant de cette dérive décomplexée, qui interpelle plus que jamais la diplomatie internationale au sujet des droits inaliénables des peuples dépossédés de leurs terres, ce droit étant un fondement majeur de la charte des Nations unies.
Le monde qui s’organise déjà aura probablement à élaborer un droit adapté à l’époque que nous vivons et ne devra en aucun cas omettre de souligner cet aspect fondamental dans les relations entre Etats.
Les causes sahraouie et palestinienne ne faisant pas exception, bien au contraire, les tenants du nouveau cours nourrissent l’illusion d’un vivifiant fait accompli qui mettrait fin aux aspirations de liberté des deux peuples.
Or, subsiste une constante chez les soutiens de ces deux causes, celle d’une volonté farouche de ne jamais baisser les bras.
En Italie et notamment en Toscane, le mouvement associatif luttant pour l’autodétermination du Sahara Occidental réclame aujourd’hui avec force la fin de l’occupation des territoires sahraouis occupés et la libération immédiate de tous les civils sahraouis détenus dans les prisons marocaines, déplorant le silence de la communauté internationale, qui semble se complaire d’une approche sélective de ladite ingérence humanitaire.
En l’occasion, des militants toscans pro-sahraouis, fédérés par le Réseau sahraoui, ont décrit à Florence les conditions inhumaines dans les cellules exiguës et qualifié le traitement que subissent les patriotes sahraouis de «répression systématique».
Selon ces témoignages, les prisonniers sahraouis subissent des traitements discriminatoires de la part du personnel pénitentiaire, un isolement forcé, assorti de restrictions sévères en matière de communication et de visites familiales.
D’autre part, des négligences médicales délibérées et de fortes pressions psychologiques visent à contraindre les étudiants à renier leurs opinions politiques.
«Nous nous devons maintenant de coordonner nos efforts, de les fédérer pour poursuivre notre mission, une mission au service des peuples spoliés, du droit humanitaire et de l’autodétermination de peuples opprimés», ont conclu les organisateurs de cette première initiative de l’année 2026.
M. R.
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