L’AI exige du Maroc l’abandon des poursuites injustifiées contre Ibrahim Amrikli | Sahara Press Service

L’AI exige du Maroc l’abandon des poursuites injustifiées contre Ibrahim Amrikli | Sahara Press Service

 

El-Aayoun occupée (Sahara Occidental), 26 sept 2020 (SPS) L’organisation Amnesty international a exigé, pour la seconde fois en moins d’un mois, des autorités d’occupation marocaines l’abandon immédiat des poursuites «injustifiées» à l’encontre du journaliste Ibrahim Amrikli.

«Les autorités marocaines doivent immédiatement abandonner les poursuites injustifiées lancées contre le journaliste citoyen Ibrahim Amrikli», a souligné l’Organisation dans un communiqué, estimant que «les circonstances de l’arrestation d’Ibrahim Amrikli, de son interrogatoire et de sa mise en accusation semblent indiquer qu’il a été pris pour cible en raison de son travail de journaliste engagé et de militant en faveur des droits humains».

Membre de la Fondation Nushatta créée en 2013, une organisation de jeunesse sahraouie qui effectue un suivi de la situation des droits humains dans le Sahara Occidental, Ibrahim Amrikli a couvert des manifestations et a également travaillé sur des documentaires, tels qu’un reportage consacré à la mine de phosphate Bou Craa, dans le Sahara Occidental, a rappelé Amnesty International.

Le procureur près du tribunal marocain de première instance à El-Ayoun occupée a accusé, le 17 mai dernier, le journaliste sahraoui Amrikli d’avoir enfreint la réglementation relative à l’état d’urgence sanitaire, en vertu du décret-loi sur l’urgence sanitaire adopté en mars 2020, et «d’outrage à fonctionnaires publics», au titre de l’article 263 du Code pénal.

Lors de sa 1ere audience tenue le 7 septembre, le tribunal de première instance d’El-Ayoun a décidé de renvoyer le procès au 28 du même mois, soit lundi prochain.

Amnesty répond au Maroc, lui rappelle son sinistre bilan des droits de l’homme

Amnesty a indiqué qu’Ibrahim a été arrêté par quatre policiers dans la ville d’El-Ayoun occupée, qui l’ont conduit de force à monter dans un véhicule de police, sous prétexte d’avoir violé l’état d’urgence imposé du fait de la propagation du «Coronavirus».

Le journaliste a été arrêté «alors qu’il avait sur lui une autorisation de circuler» et «avait subi même de mauvais traitements lors de sa mise en détention au siège de police».

Le rapport d’Amnesty International a également évoqué le cas d’arrestation du journaliste sahraoui Essabi Yahdih, fondateur de l’organe médiatique Algargarat, le 1 juillet 2020 dans la ville d’El-Ayoun occupée, affirmant qu’il avait lui aussi été arrêté en raison de ses activités médiatiques.

L’occupant marocain se livre, de façon systématique, à divers types d’harcèlement à l’encontre de journalistes sahraouis, impose un blocus sur toute la région et interdit même aux délégations de s’y rendre. (SPS)

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