Le Maroc condamné pour torture sur un prisonnier sahraoui | Info & Actualités depuis 2007

Le Maroc a été condamné, par le Comité des Nations unies contre la torture, pour torture, condamnation sur la base d’aveux signés sous la torture, violation de l’obligation d’enquêter et d’accorder réparation à la victime sahraouie Naâma Asfari, a annoncé le Comité dans sa décision datée du 12 décembre.

Naâma Asfari, détenu au Maroc depuis 2010 où il purge une peine de 30 ans de prison, a été arrêté avec 22autres militants pour l’indépendance du Sahara occidental, pour leur participation présumée au camp de protestation sahraoui de Gdeim Izik en novembre 2010. Suite à l´évacuation forcée du camp, des affrontements ont éclaté entre l´armée et les manifestants, au cours desquels neuf soldats marocains auraient trouvé la mort selon les autorités marocaines.

En février 2013, Asfari est condamné à trente ans d’emprisonnement pour « association de malfaiteurs, outrage et violences à fonctionnaires publics ainsi qu’homicides volontaires » par un tribunal militaire malgré leur qualité de civil. Asfari a été arrêté la veille de cet évènement. Il affirme avoir été torturé et affamé dans les prisons de Laayoun. Son avocat a porté plainte contre le Maroc devant le tribunal de grande instance de Paris et le Comité contre la torture des Nations unies à Genève.

D’après l’association française Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), neuf personnes ont été condamnées à la perpétuité, quatre à trente ans d’emprisonnement, sept autres à vingt-cinq ans, trois à vingt ans et les deux derniers condamnés à deux ans d’emprisonnement. Un procès qualifié de « vicié à la base » par Amnesty International basé sur les aveux « recueillis sous la torture »

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