RASD Le peuple sahraoui perd son leader, Mohamed Abdelaziz | Le courrier d'Álgerie

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RASD Le peuple sahraoui perd son leader, Mohamed Abdelaziz / Le courrier ‘Álgerie

L’année qui s’achève a marqué, par un tragique et pénible évènement, le peuple sahraoui, ses représentants et dirigeants du Front Polisario et des institutions de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Le décès, en effet, le 31 mai dernier, du vaillant combattant et dirigeant de la cause sahraouie, le martyr Mohamed Abdelaziz, secrétaire général du Front Polisario et président de la Rasd, autant il a bouleversé le peuple sahraoui, cet évènement tragique a été tout autant une étape de renouvellement de l’engagement et de l’affermissement de la détermination du peuple sahraoui à poursuivre son combat jusqu’à mettre fin à la colonisation marocaine des territoires du Sahara occidental. Alors que les autorités coloniales marocaines espéraient voir le souffle du combat des Sahraouis s’estomper, avec et après le décès du défunt martyr, le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, la monarchie marocaine a vite fait de se rendre compte, que son rêve ne dépassait pas le seuil de ses palais. La mobilisation du peuple sahraoui a montré, outre la place qu’occupait le défunt martyr, le président sahraoui Mohamed Abdelaziz, auprès de son peuple et aussi dans le monde entier, dès que la nouvelle de son décès a été annoncée, par le secrétariat national du Front Polisario. Les Sahraouis des camps des réfugiés, ceux des territoires libérés du Sahara occidental où des territoires sahraouis encore sous occupation marocaine et la diaspora sahraouie à travers le monde, peinés par la perte d’un de leur premiers leaders dans le déclenchement de leur lutte nationale contre le colonialisme espagnol puis marocain, dès 1975, lui ont rendu un vibrant hommage, renouvelant le serment de poursuivre leur combat jusqu’à l’indépendance. Et c’est aussi à travers le déferlement des messages de marque de respect et d’émotions, à travers le monde, de chefs d’Etat, de responsables d’institutions continentales et internationales où de représentants d’Ongs, de syndicats et d’associations des différentes régions du monde, que Rabat a été rappelé à l’ordre. Et c’est dans la peine et la douleur mais aussi en puisant dans sa mémoire collective et son processus historique dans son combat libérateur et les luttes des peuples d’Afrique contre la colonisation, que le peuple sahraoui a réussi, lors du congrès extraordinaire du Font Polisario, juillet dernier, à relever le défi par l’élection de l’ex-ministre sahraoui de la défense du nouveau secrétaire général du Front Polisario, président de la Rasd, Brahim Ghali.
Le système colonial marocain sur le banc des accusés à l’UE
Sorti plus renforcé par la douloureuse épreuve, qu’il vient de vivre en cette année qui s’achève, suite à la perte, fin mai dernier, du défunt martyr le vaillant combattant Mohamed Abdelaziz, le peuple sahraoui a réussi dans son combat libérateur, à enregistrer des victoires politico-diplomatiques et de surcroit juridiques mettant fortement à mal le système colonial marocain au Sahara occidental ainsi que ses soutiens, principalement la France . Le Maroc a été débouté, dans un espace, qu’il pensait acquis à sa politique coloniale au Sahara occidental. Pensant que le rôle important et le poids lourd de la France et les lobbies pro-Israël au sein de l’Union européenne (UE) allaient réussir à consacrer la primauté de la réalpolitik dans les institutions de l’UE sur la force du droit et de la légalité internationale. L’arrêt de la Cour européenne de justice qui a rejeté dans sa décision la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et donc les accords de libre échange entre le Maroc et l’UE sont applicables uniquement sur le territoire marocain reconnu par les Nations unies, a aussi, faut –il le noter, réitéré sa reconnaissance du Front Polisario comme seul et unique représentant légitime du peuple sahraoui. L’année qui s’écoule a vu la cause sahraouie triompher au sein des institutions de l’UE, et de surcroît celle de sa justice. Ce qui devrait l’amener à revoir sa décision d’adhérer à l’UA, adhésion qui ne peut se faire sans se conformer à la légalité internationale et au respect des principes de la Charte et des textes des statuts de l’UA, dont principalement le respect des frontières héritées du colonialisme
Karima Bennour

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