Sahara occidental : en France, élus et collectivités réaffirment leur soutien au peuple sahraoui pour le 50e anniversaire de la RASD

À l’occasion du 50e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), plusieurs responsables politiques et collectivités locales en France ont réaffirmé leur soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, dans un contexte marqué par la persistance du blocage politique du conflit.

À Vitry-sur-Seine, le maire Pierre Bell-Lloch a adressé un message officiel de félicitations aux autorités sahraouies. Il y rappelle que la proclamation de la RASD est intervenue après des années de lutte contre la colonisation espagnole, avant que le territoire ne soit confronté à l’occupation marocaine. Il souligne que, cinquante ans plus tard, une grande partie du territoire reste sous contrôle marocain, contraignant de nombreux Sahraouis à l’exil.

Dans ce message, l’édile dénonce également la poursuite de violations des droits humains dans les territoires occupés, évoquant les pressions exercées sur les militants, les organisations sociales et les familles de prisonniers politiques. Il réaffirme enfin que sa commune restera aux côtés du peuple sahraoui « dans son juste combat pour l’autodétermination », appelant l’État français à adopter une position conforme au droit international.

Sur le plan politique national, le député Jean-Paul Lecoq a lui aussi réitéré son engagement en faveur de la cause sahraouie. Membre de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, il a rappelé que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes constitue un principe fondamental du droit international. Il s’est appuyé notamment sur les résolutions des Nations unies et sur les arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne du 4 octobre 2024, qui confirment le statut distinct du Sahara occidental.

Le parlementaire a également mis en garde contre les atteintes aux principes internationaux, évoquant la question des ressources naturelles et le respect des frontières, tout en saluant la constance du peuple sahraoui dans sa lutte pour la liberté et l’indépendance. Il a rappelé son implication dans les initiatives de solidarité, notamment l’accueil de la conférence européenne EUCOCO à l’Assemblée nationale en 2025.

Au niveau local, la ville de Gonfreville-l’Orcher, par la voix de son maire Alban Bruneau, a également renouvelé son soutien historique au peuple sahraoui. Engagée depuis plusieurs décennies dans des actions de coopération et de solidarité, la commune insiste sur le caractère inaliénable du droit à l’autodétermination et sur la nécessité de respecter les résolutions des Nations unies.

Ce soutien se traduit concrètement par des initiatives comme l’accueil d’enfants sahraouis dans le cadre de programmes humanitaires, illustrant la dimension sociale et humaine de cet engagement.

Dans leur ensemble, ces prises de position témoignent de la continuité d’un réseau de solidarité en France, à la fois politique et local, qui s’inscrit dans la durée. Cinquante ans après la proclamation de la RASD, la question du Sahara occidental reste ainsi présente dans le débat public et dans l’action de nombreux acteurs engagés en faveur du respect du droit international.