Sahara, rêve brisé – YouTube

Sahara, rêve brisé – YouTube

Sahara, rêve brisé

Donald Trump a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Est-ce la fin des espoirs d’une indépendance du peuple sahraoui, réclamée depuis 45 ans ?
Invité : Marcelo Kohen, professeur de droit international – IHEID

Il y a eu un deal passé entre le président Trump et le roi Mohammed VI. En échange de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël annoncée le 10 décembre, Donald Trump a proclamé dans un tweet que les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Royaume du Maroc sur le territoire du Sahara occidental. Depuis 45 ans, cette ancienne colonie espagnole est disputée entre le Maroc et les Sahraouis du Front Polisario – soutenus par l’Algérie – qui revendiquent l’indépendance.

«Cette reconnaissance de souveraineté ne règle absolument rien. C’est uniquement la position d’un État, les États-Unis d’Amérique», tient d’emblée à souligner Marcelo Kohen, professeur de droit international à l’IHEID de Genève, invité de l’émission Géopolitis. «Le Sahara occidental reste un territoire non autonome, dans le jargon des Nations unies. Ce sont des territoires coloniaux qui sont soumis au processus de décolonisation.»

Même contraire au droit international, le soutien officiel de la première puissance mondiale au Maroc assure au roi un poids symbolique considérable dans ce conflit. Les États-Unis ont annoncé dans la foulée l’ouverture prochaine d’un consulat au Sahara occidental. Une quinzaine de pays – dont le Burkina Faso, la Guinée équatoriale ou les Émirats arabes unis – ont déjà établi des représentations diplomatiques sur la partie du territoire contrôlée par le pouvoir marocain.