L’Algérie réaffirme sa souveraineté frontalière face à une nouvelle manœuvre de provocation marocaine

Ces derniers jours, le Maroc a cherché à présenter comme une « provocation » ce qui relève en réalité de l’exercice légitime de la souveraineté algérienne sur un tronçon parfaitement délimité de la frontière commune, dans la zone de Qsar Ich, près de Figuig. Rabat accuse Alger d’avoir « modifié » la ligne frontalière sur le terrain par la simple pose de repères, alimentant un récit de tension et d’hostilité qui ne résiste ni à l’examen des faits ni au droit international.
L’origine de l’incident réside dans le retrait, par la partie marocaine, de dispositifs et de protections installés de manière irrégulière dans des vergers situés du côté algérien de la frontière. Présentées aujourd’hui par la propagande marocaine comme des installations « traditionnelles » ou « historiques », ces structures avaient été mises en place sans aucune base légale, sur des terres ne relevant pas de la souveraineté marocaine. L’intervention algérienne s’est strictement limitée à clarifier sur le terrain une frontière déjà existante, sans déploiement offensif ni modification du tracé convenu entre les deux États.
Le Maroc affirme que l’Algérie chercherait à imposer un « fait accompli » ou à déplacer la frontière, alors que la réalité est exactement inverse. L’accord de délimitation des frontières entre l’Algérie et le Maroc a été signé en 1972 et officiellement enregistré auprès des Nations unies le 30 juillet 2002, conformément à l’article 102 de la Charte, sous le numéro 49078. Cet enregistrement international confirme sans ambiguïté la ligne frontalière reconnue par les deux pays et prive de tout fondement juridique les accusations marocaines.
La stratégie de Rabat consiste à transformer une mesure souveraine et défensive en incident politique, dans le but de créer artificiellement des tensions et de construire un récit de victimisation. Ce n’est pas la première fois que le Maroc recourt à ce type de manœuvres dans des zones frontalières sensibles, cherchant à introduire de l’ambiguïté là où le droit international est clair, ou à rouvrir des dossiers clos depuis des décennies.
Du côté d’Alger, la position est constante. L’Algérie a réaffirmé son attachement à la retenue, à l’autocontrôle et aux solutions pacifiques, par respect pour les liens historiques et humains entre les deux peuples. Mais elle a également été explicite : aucune atteinte à son intégrité territoriale ne sera tolérée, pas plus que l’installation de dispositifs illégaux visant à créer une présence de facto sur son sol.
L’accusation marocaine ne répond donc pas à une agression réelle, mais à une logique politique désormais bien connue : créer une friction frontalière pour détourner l’attention d’autres impasses diplomatiques et projeter à l’extérieur l’image d’un conflit artificiel. Face à cela, l’Algérie se contente de rappeler une réalité simple et juridiquement établie : la frontière existe, elle est reconnue internationalement et ne fait l’objet ni de négociation ni de réinterprétation unilatérale.
Cet épisode illustre une nouvelle fois la tentative marocaine de substituer la propagande au droit, y compris sur des questions aussi sensibles que les frontières internationales. Il met également en évidence que, face à la politique de provocation et des faits accomplis, l’Algérie continue d’agir dans un cadre légal, souverain et responsable.
Victoria G. Corera
Plateforme « NO TE OLVIDES DEL SÁHARA OCCIDENTAL »
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