CODESA dénonce de nouvelles représailles du Maroc contre la famille du militant sahraoui Brahim Sabbar

CODESA dénonce de nouvelles représailles du Maroc contre la famille du militant sahraoui Brahim Sabbar

Le Collectif des défenseurs sahraouis des droits humains (CODESA) a publié un communiqué dénonçant la répression exercée par le Maroc contre la famille de l’historique militant sahraoui des droits humains Brahim Sabbar, décédé le 14 août 2025 à El Aaiún occupée. L’organisation affirme que les autorités d’occupation ont empêché la tenue des condoléances à son domicile et placé la famille sous surveillance étroite, dans le but de réduire au silence la solidarité populaire.

CODESA rappelle que Brahim Sabbar a été victime de disparition forcée et de détention arbitraire au Sahara occidental occupé, passant plus de dix ans dans des prisons secrètes avant d’être libéré en 1991. Par la suite, il a été arrêté à plusieurs reprises et, depuis 2006, a vécu sous une assignation à résidence de facto jusqu’à son décès. Son parcours en a fait une figure emblématique de la lutte sahraouie pour la liberté et les droits humains.

L’organisation sahraouie considère le Maroc pleinement responsable de ces violations, qui constituent une grave infraction au droit international humanitaire et aux conventions internationales relatives aux droits humains. CODESA réaffirme son soutien à la famille du défunt et à toutes les victimes sahraouies de répression, et souligne que la mémoire de Brahim Sabbar restera un symbole de fermeté et de dignité dans la résistance du peuple sahraoui.


Communiqué de CODESA

La section locale du Collectif des défenseurs sahraouis des droits humains (CODESA) à El Aaiún suit avec une grande inquiétude les pressions et les violations subies par la famille du défunt et éminent militant sahraoui des droits humains Brahim Sabbar.

Les autorités d’occupation marocaines ont empêché la famille de recevoir les condoléances à son domicile à El Aaiún occupée, après le décès du militant le 14 août 2025, comme s’il s’agissait d’une sanction collective contre la famille et contre l’ensemble des défenseurs sahraouis des droits humains. Le jour même de son décès, les forces d’occupation ont encerclé la maison familiale et l’ont soumise à une surveillance étroite afin d’empêcher la présence de militants sahraouis aux funérailles et d’interdire la tenue des condoléances au domicile. Cette pratique répressive s’est déjà répétée dans de nombreux cas similaires concernant des militants sahraouis décédés sous l’occupation marocaine au Sahara occidental.

CODESA rappelle que le défunt Brahim Sabbar fut l’une des victimes de la disparition forcée et de la détention arbitraire au Sahara occidental occupé. Il a passé plus de dix ans dans les prisons secrètes et les centres de détention clandestins marocains, avant d’être libéré en 1991. Il a de nouveau été arrêté à plusieurs reprises après le déclenchement de l’Intifada de l’indépendance en mai 2005, et a vécu depuis 2006 en situation d’assignation à résidence de facto jusqu’à sa mort, subissant une répression permanente.

La section locale de CODESA à El Aaiún exprime sa pleine solidarité avec la famille du défunt Brahim Sabbar, partage son deuil et condamne fermement ces pratiques répressives.

CODESA considère les autorités d’occupation marocaines comme pleinement responsables de ces violations, qui constituent une preuve supplémentaire de la continuité d’une politique de répression contre les défenseurs sahraouis des droits humains et leurs familles.


Ces pratiques constituent une violation flagrante des conventions internationales, notamment :

  • Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966), qui garantit le droit à la liberté de réunion pacifique, d’expression et de dignité humaine.
  • La Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme (1998), qui insiste sur la nécessité de protéger et d’honorer les victimes de violations et de soutenir leurs familles.
  • L’article 27 de la IVe Convention de Genève (1949), qui oblige la puissance occupante à respecter la dignité des personnes dans les territoires occupés et à s’abstenir de toute mesure répressive à leur encontre.

CODESA réaffirme :

  • Son soutien ferme à la famille du défunt Brahim Sabbar et à toutes les victimes sahraouies de répression.
  • Son appel aux Nations unies, au Comité international de la Croix-Rouge et à toutes les organisations internationales de défense des droits humains afin qu’elles assument leurs responsabilités dans la protection du peuple sahraoui face à ces violations.
  • Sa conviction que la mémoire de Brahim Sabbar restera vivante dans la conscience collective du peuple sahraoui et constituera un symbole de fermeté et de lutte pour la liberté et la dignité.

La section locale du Collectif des défenseurs sahraouis des droits humains (CODESA) – El Aaiún
El Aaiún, Sahara occidental occupé – 25 août 2025