Décolonisation du Sahara occidental occupé par le Maroc : Fidélité de l’Afrique à sa propre histoire / elmoudjahid.com

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L’Algérie a de tout temps milité aux avant-postes de l’unité d’action africaine pour le triomphe des causes du continent, a indiqué hier à Alger, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de  la Coopération internationale, Ramtane Lamamra.

«L’action commune méritoire que mène l’Union africaine (UA) pour le parachèvement de la décolonisation au Sahara occidental illustre la fidélité de l’Afrique à sa propre histoire», a précisé M. Lamamra dans une intervention à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Afrique. Il a affirmé que «la solidarité agissante de l’Afrique avec la cause du peuple palestinien participe de cette même cohérence».

«Cette action commune vaut pour la sécurité collective de tout le continent et singulièrement de l’espace sahélo-saharien où l’Algérie assume pleinement son rôle de pays exportateur de paix et de stabilité», a-t-il fait valoir.

«Qu’il s’agisse de la lutte contre le terrorisme ou de son plein engagement en faveur de l’application de l’Accord de paix au Mali comme de l’Accord politique et de la réconciliation nationale en Libye, l’Algérie donne tout son sens au compter-sur-soi collectif pour un avenir qualitativement meilleur pour tous», a-t-il ajouté. Pour lui, «cette approche collective est, également, cruciale afin de promouvoir les revendications légitimes de l’Afrique sur la réforme des Nations unies et, plus particulièrement, la démocratisation du Conseil de Sécurité, telles qu’exprimées dans le consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte».

La journée de l’Afrique symbolise le combat pour la libération La célébration de cette Journée qui coïncide avec le 53e anniversaire de la création de l’Organisation continentale, symbolise pour le chef de la diplomatie algérienne, «le combat de tout un continent pour sa libération, sa pleine intégration et son émancipation socio-économique». Cette célébration «constitue un moment privilégié en ce qu’elle s’inscrit dans le cadre d’une tradition fortement enracinée dans l’ensemble des pays africains et témoigne de l’attachement de nos pays aux valeurs fondatrices qui ont présidé à la création de l’OUA», dira-t-il. M. Lamamra a, à cette occasion, rendu un hommage «tout particulier aux pères fondateurs qui ont toujours porté l’ambition de parachever l’indépendance du continent, promouvoir son intégration et favoriser son émergence en tant qu’acteur influent sur la scène internationale, et dont la mission est poursuivie à travers le renforcement de ses capacités d’assumer le rôle qui devrait lui revenir en matière de bonne gouvernance politique, de développement socio-économique mais aussi de lutte contre les facteurs d’insécurité transfrontaliers».

L’Afrique qui a traversé, «dans la solidarité et la résilience, les épreuves terribles de l’esclavagisme, du colonialisme, de l’Apartheid et du sous-développement, se trouve à présent résolument projetée dans une ambition nouvelle, celle de contribuer pleinement et efficacement à la réalisation des objectifs du développement durable», a-t-il dit. L’Afrique doit aussi «assumer les urgences du règlement des conflits fratricides et de pratiques néo-coloniales qui continuent à priver de nombreux pays africains d’une bonne partie de leurs ressources», a-t-il poursuivi. Le MAE a rappelé que «dans le prolongement des avancées de l’Afrique dans la maîtrise de sa destinée, l’UA s’est dotée d’une doctrine et de programmes d’action».

Pour M. Lamamra, «les vastes chantiers, allant de la prévention des crises à la reconstruction post-conflit, intègrent harmonieusement l’opérationnalisation de la Force africaine en attente, la mise en place du Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme et, plus récemment, d’AFRIPOL, ces mécanismes continentaux mettant l’Afrique en mesure d’apporter une réponse adaptée aux multiples défis et enjeux stratégiques qui l’interpellent». Il a relevé, en outre, le «saut qualitatif vers la mutualisation des moyens dont dispose notre continent autour d’une vision fidèle au combat libérateur des peuples africains» qui «est dûment projeté dans l’agenda 2063, à travers lequel nos chefs d’Etat et de gouvernement ont consacré l’ambition de faire de l’Afrique notamment un continent mieux intégré politiquement et inspiré par les idéaux du panafricanisme et de la vision de la renaissance de l’Afrique». Les dirigeants africains ont consacré également l’ambition de faire de l’Afrique un continent «prospère fondé sur la croissance inclusive et un développement durable», a-t-il noté. Il s’agit aussi de faire de l’Afrique un continent «où règne la bonne gouvernance, la démocratie, le respect des droits de l’homme, la justice et l’Etat de droit», a-t-il ajouté, estimant que «d’évidence, l’Afrique est bien partie pour ce rendez-vous de 2063 devant couronner un siècle de liberté et de transformation».

La dignité de la personne au c£ur des priorités M. Lamamra a indiqué que le thème de cette journée à savoir «l’année africaine des Droits de l’Homme, avec un accent particulier sur les droits de la femme, place, à nouveau, la valeur et la dignité de la personne humaine au cœur de nos priorités continentales». «La vaste problématique des droits de l’homme va naturellement bien au-delà des indispensables droits civils et politiques. Les droits sociaux, économiques et culturels, y compris le droit au développement, s’imposent comme autant de priorités pressantes», a-t-il indiqué.

«Nul n’est besoin d’énumérer les progrès substantiels accomplis par l’Algérie dans ce domaine, sous l’impulsion du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dont le programme est riche en progrès emblématiques, y compris en ce qui concerne la présence féminine significative au sein du Parlement et des assemblées locales», a-t-il souligné. Dans le même esprit, la révision constitutionnelle, récemment adoptée, «pose les fondations de nouvelles conquêtes de portée avant-gardiste, à l’exemple de la promotion, à tous les niveaux par l’Etat, de l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, y compris en matière de formation et d’emploi».

Le ministre a indiqué que «cette journée de l’Afrique, journée de la libération, capte la ferme détermination de l’Algérie de mettre toutes les citoyennes et tous les citoyens à l’abri de la peur et à l’abri du besoin». Il a souhaité que cette journée soit «porteuse d’inspiration et de ressourcement mais également d’ouverture de nouveaux horizons en termes de paix et de prospérité»

xsderf

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