Aujourd’hui, 17 avril 2026, la question du Sahara occidental s’invite de nouveau dans l’actualité diplomatique après une prise de position ferme des autorités sahraouies concernant la visite de l’ambassadeur de France au Maroc dans la ville occupée de Laâyoune.

Dans un communiqué officiel, le ministère des Affaires étrangères de la République sahraouie a dénoncé cette visite comme « un nouveau chapitre de l’agression contre le peuple sahraoui », estimant qu’elle constitue une atteinte directe aux efforts de la communauté internationale visant à parvenir à une solution juste et conforme au droit international.
Selon ce communiqué, cette initiative française ne peut être considérée comme un simple geste diplomatique. Elle s’inscrirait, au contraire, dans une dynamique plus large visant à consolider le fait accompli imposé par l’occupation marocaine, en contradiction avec le statut du territoire, reconnu comme non autonome par les Nations unies.
Les autorités sahraouies accusent également la France de s’éloigner de ses responsabilités en tant que membre du Conseil de sécurité de l’ONU, en adoptant une posture qui, selon elles, favorise l’escalade des tensions dans la région au lieu de contribuer à un règlement pacifique du conflit.
Dans le même sens, le Front Polisario a exprimé une condamnation ferme de cette visite, la considérant comme une tentative de légitimer une situation jugée illégale. Il rappelle que la souveraineté sur le Sahara occidental appartient exclusivement au peuple sahraoui, et que toute initiative allant dans le sens contraire constitue une violation du droit international.
Enfin, le communiqué souligne que, malgré ces prises de position, le peuple sahraoui reste attaché à ses droits fondamentaux, notamment le droit à l’autodétermination et à l’indépendance, dans un conflit qui demeure, cinquante ans après, une question de décolonisation non résolue.